au bout des branches
fiction - 22 minutes - Kazak Productions - 2010
au bout des branches
fiction - 22 minutes - Kazak Productions - 2010
Synopsis
Elodie et Issa, 17 ans, s’installent pour quelques jours dans une forêt.
Ils rencontrent Romain, un jeune homme de 25 ans en fuite.
un film de Laurent Larivière
produit par Jean-Christophe Reymond
Avec
Jérôme Domenge - Romain
Manon Klein - Elodie
Jimmy Woha-Woha - Issa
Les policiers
Isabelle Malin
Patrice Bouvier
Guillaume Gallo-Manrique
Scénario
Laurent Larivière et Vincent Rafis
Dialogues
Denis Lachaud
Chef opérateur
Claudine Natkin
Premier assistant opérateur
Nicolas Mesdom
Deuxième assistant opérateur
Alexandre Berry
Assistant essais caméra
Elie Girard
Ingénieur du son
Gautier Isern
Assistant son
Yohann Angelvy
Première assistante réalisation
Carole Henry
Scripte
Marion Pastor
Maquillage et costumes
Delphine Birarelli
Chef machiniste
Romain Léo
Directeur de production
Amaury Ovise
Assistante de Production
Sophie Demczuk
Régisseuse générale
Violaine Abbatucci
Régisseur
Thibault Thevenon
Montage
Albertine Lastera
Montage Son
Benoît Gargonne
Mixage
Nicolas d’Halluin
avec la participation de France 3
le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du département des Alpes-Maritimes, en partenariat avec le CNC
et de l’Adami
Narration et mise en scène
Si le scénario a pour but de dessiner la trajectoire des personnages et constitue la structure du film, je pense que la mise en scène permet d’incarner le rapport au temps, à l’espace et au mouvement que le script ne peut qu’esquisser. A titre d’exemple, le scénario de mon précédent film J’ai pris la foudre tenait en huit pages : le film dure vingt minutes. Certaines scènes d’une dizaine de lignes se développent en une minute quarante à l’image. C’est par la prise en charge de la scène par le corps des acteurs, la lumière, les mouvements, le rythme du montage que des propositions ténues scénaristiquement prennent leur ampleur cinématographique. Cette précision pour dire l’importance de la mise en image dans le cinéma qui m’intéresse. L’attention y est avant tout portée sur les personnages, avec la volonté de transmettre physiquement au spectateur les états émotionnels des protagonistes. En ce sens, la narration m’intéresse moins que l’identification. J’ai cependant bien conscience que l’implication du spectateur passe par l’intérêt suscité par l’histoire racontée, mais celle-ci doit trouver à prendre forme par l’émotion plus que par le contenu narratif.
Avec Vincent Rafis, j’ai donc travaillé sur une narration et une progression dramatique qui ne soient pas liées à des conventions scénaristiques ou au regard omniscient d’un auteur, mais à la nécessité intime des personnages : ce sont leurs actions qui mènent le récit. Captées dans l’instant, sans souci systématique d’un début ou d’une fin, ces actions débordent les frontières du plan : elles lui pré et lui post-existent. Les scènes d’ouverture, par exemple, nous confrontent sans détour à la problématique de Romain : il n’y a pas de « scène d’exposition », et l’acte qui a provoqué sa fuite constitue un hors champ du film. Ainsi le spectateur assiste à ce qui se joue sous ses yeux, mais invente aussi pour lui-même la part qui lui échappe.
C’est par l’ellipse, le manque à voir, que le spectateur construit, par sa propre projection, son identification aux personnages.
J’ai fait appel à l’écrivain Denis Lachaud pour l’écriture des dialogues. Nous avons voulu que ceux-ci soient simples, mais jamais informatifs, qu’ils traduisent un état d’émotion sans le commenter. Ensemble, nous avons cherché à atteindre cet endroit paradoxal où les mots, parce qu’ils sont impuissants à traduire le réel, permettent précisément au réel de naître.
Epilogue
Romain accomplit le cheminement intérieur qui le conduit à assumer son acte, pour finalement repartir avec Elodie et Issa. L’épilogue du film pourrait donc se lire comme une résistance au devenir adulte, un geste de ferveur pour retenir encore le dernier souffle de l’adolescence.
Laurent Larivière

Note d’intention
Projet
Avec Au bout des branches, je poursuis l’exploration du monde adolescent initiée lors de mon précédent court-métrage, J’ai pris la foudre.
L’enjeu était alors de réaliser un film-portrait qui avance par strates sensorielles, quasiment sans dialogues.
Aujourd’hui, j’ai envie de filmer un jeune homme projeté dans un état jusqu’alors inconnu de lui. Romain est passé de l’autre côté : il a donné la mort. Filmer sa peur, son inconscience, sa vulnérabilité, son abandon à un présent offert. Filmer aussi sa culpabilité, sa volonté d’affronter la réalité, aussi rude soit-elle.
Situation et enjeux
Romain fuit pour échapper au regard des autres, regard qui le contraindrait au secret et à la solitude. Or, Elodie et Issa lui proposent une place qui le laisse libre de ses actes, de ses mensonges ou de ses silences.
La vérité de Romain ne nous sera d’ailleurs jamais révélée, puisque deux évènements entrent en concurrence : ce que Romain a vécu, et le récit qu’il en fait.
Romain a-t-il renversé un enfant, ou tué un camarade d’université ? Dans les deux cas, l’enjeu émotionnel, pour lui, est le même.
Alors que vaut-il mieux ? Une mort, ou l’autre ?
C’est évidemment une question impossible.
En revanche, il me semblait intéressant de déplacer l’enjeu de la mort. Romain livre une part de sa culpabilité à Elodie et Issa sans prendre le risque de leur dire la vérité. Son récit fait l’état d’un accident, ce que doit aussi être à ses yeux la bagarre à l’université. Enfin, il me semblait révélateur qu’il choisisse de cacher son histoire derrière celle de la mort d’un enfant.
En croisant la route d’Elodie et Issa, Romain va pouvoir éprouver sa condition sans être obligé d’y faire totalement face. Ce choix répond à mon désir d’aborder les mouvements intérieurs des personnages comme par ricochets, pour percevoir l’écho que leurs choix, dans leur situation, nous renvoient.
Je souhaite que cette rencontre ait lieu dans un espace-temps situé hors du monde adulte, que les personnages soient à la périphérie de la ville comme ils sont à la frontière de ce monde. Pour dessiner cet état marginal, j’ai notamment cherché à les confronter à une nature qui résiste (il faut sortir la mobylette de l’eau, retrouver son chemin dans la forêt…).
De surcroît, ces éléments me permettent de détourner les attentes que pourrait susciter la situation initiale de Romain.
Ce que cette marginalité me dicte, c’est aussi qu’Issa et Elodie fassent preuve d’une indispensable maturité, imposée par une existence où nécessité fait loi. Ainsi, bien que Romain soit leur aîné, Issa et Elodie sont à certains égards plus « adultes » que celui que fragilisent le crime et la fuite.
avec la participation de France Télévisions
Roland NGuyen - Direction des Acquisitions Court métrage
et le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Département des Alpes Maritimes
en partenariat avec le CNC
avec la participation de l’ADAMI
avec le soutien de la PROCIREP et de l’ANGOA-AGICOA
Kazak productions et Laurent Larivière remercient particulièrement Isabelle Piedoue, Roland Nguyen, Alexis Petkovsek et Stéphane Besnainou
Remerciements
La Mission Cinéma et audiovisuel de la PACA - Chantal Fisher
La Commission du film du Conseil Général des Alpes Maritimes - Evelyne Colle
La Direction générale des services départementaux des Alpes Maritimes - M. Hauuy, J. C. Gimello
La Mairie de Cagnes sur-Mer - Monsieur Zaccure, Monsieur Bezombes
Les policiers Municipaux de Cagnes-sur-Mer - Philippe Cessio, Serge Belledent Christophe Lernould, Cécile Manarino et Franck Lazaro
Restaurant Le Pacha à Golfe-Juan - Monsieur et Madame Soyak
Centre International de Valbonne - Marc Zylowski
Cap 3000 de Saint-Laurent du Var - Madame Petit, Jean-François Renot
Méhari Passion - Patrick Vela
et
Nicolas Duchêne, Lise Beaulieu, Aurélia Hollart, Siegrid Petit-Imbert, Fabienne Aguado, Johann Sorin, Laure Cochener, Annette Trumel, Clémentine Stourm et Laurence Coudert (Act 1), Marie Chénard, Christelle Tirroloni, Carlo Diaconale, Michel et Arlette Delorme, Jérôme Pelerin, Amelia Nanni,
Mathieu Mendel, Florella Macaire, Jean-Louis Neveu, Damien Noguer
Eléonore Faure, Olivier Dufaut, Franck Jamin, Lionel Joubin, Odile et Frédéric Bespiannetto,
Olivia Rosenthal, Sylvie Ballyot, Anne Bargain, Olivier Pelisson, Jocelyne Desverchère
Agnès Feuvre, Hakima Hannachi Teddy Lussi-Modeste, Florent Zanuto, Elodie Vom Hofe,
Julien Guyomard, Julie Cordier, Vincent Jacques
Remerciements particuliers
Anik, Gil et Eva Bouvier, Didier et Martine Mendel, Frédérique Royer, Maguy Lacoste,
Samuel Katz, Jean-Charles et Brigitte Ovise - Le Clos Saint Cyr
et Patrice Bouvier
nos pensées à Antoine Poirier-Vadon
Kazak Productions
Jean-Christophe Reymond
Amaury Ovise
Sophie Demczuk
Fournisseurs
Caméra-Alga Panavision-Alexis Petkovsek
Pellicule-Fuji-Isabelle Piedoue
Lumière-TSF Cannes Valbonne
Véhicules techniques-Efferis et National Citer
Matériel Son-Tapages-Mélanie Mazé
Costumes-Armes Cauvy-Frédéric Cauvy
Assurance-Rubini et Associés–Isaure de Tournemire, Hugo Rubini
Talkies Walkies-Sabbah Communications-Claude Sabbah
Consommables-Panavision Alga Boutique
Montage Son-M141-Thibault Carterot
Générique-Ercidan
Montage négatif-Montage négatif
Report optique-Cine Stereo
Mixage-Mac Tari-Jean-Guy Véran
Laboratoire-LTC- Amel Mahouast-Olivier Gravenhorst
© 2009 Kazak Productions n°123.554
Jérôme Domenge, Jimmy Woha-Woha, Manon Klein
Fiche technique
Support de tournage / S16 mm
Support définitif / 35 mm
Format / 1/85
Couleur
Durée / 22 minutes
Numéro de visa / 123 554
Manon Klein
Jimmy Woha-Woha
Jérôme Domenge, Jimmy Woha-Woha, Manon Klein
Festivals
Sélectionné au 25ème Festival International du film Cinéma Jove du 19 au 26 juin 2010 (Valence - Espagne), Festival Européen du roman et du film noir de Paris 2011.
Diffusion
France 3 - Libre court - 28 février 2011
et 18 octobre 2010