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les larmes

fiction - 26 minutes - Senso Films - 2010

Synopsis

Olivia a quarante ans et pleure beaucoup, surtout en regardant Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy. Elle ne supporte pas l'idée qu'on soit à jamais séparés de ceux qu'on a aimés. Elle se lance dans une étude géographique et autobiographique qui lui permet de découvrir la vraie raison de ses larmes.

Un film de Laurent Larivière

D’après une idée originale d’Olivia Rosenthal


produit par Maryline Charrier et Réjane Michel / Senso Films

coproduit par Stéphane Lehembre / Wallpaper

et Virginie Giachino / Doncvoilà - Petite Ceinture


avec,

par ordre d’apparition


Olivia Rosenthal, Olivia et Geneviève

Jérémy Leroy, l’amant immobile

Benoît Lejuez, l’amant torse nu

Laurent Larivière, l’amant barbu et Guy

Jérôme Domenge, le jeune homme dans la cuisine

Isabelle Malin, la femme du parc

Serge Saccon, l’homme dans l’atelier

Loïc Bovon, l’amant barbu endormi

Madeleine Gilles-Lawrence, Françoise, la petite fille

Patricia Jaouen, Robert Retout, Anne-Sophie Guénéguès, Albert Tellier, Anne Gilles, Anton Gilles-Lawrence, Dany Boulongne, Arhzel Quesniaux, Sandrine Nobileau, Daniel Davy, Joanne Génini-Béguin, Jean-Yves Pigeart, la famille

Elisabeth Privé, Geneviève dans l'ombre

Anne Chaplet, l’amante d’Olivia

Aurélie Dujarrier, la bijoutière

Cyril Gomez-Mathieu, l’homme du bar

Christine Hasne, la femme du bar

Maxime Retier, le mécanicien à la lampe

Christophe Planque, le mécanicien au voltmètre

Patrice Guillerm, le mécanicien au pot d'échappement

Alain Benoist, le mécanicien à la machine

Thibault Villette, le mécanicien à la pression des pneus

Raphaëlle Jourdren, la prostituée

Sabrina Oltmanns et Pauline Gallezot, les prostituées floues

Guillaume Hoarau, le client

Cyril Emme, Michel Emme, Thierry Dreux, Jérôme Delaunay, Alexandre Didier, Guillaume Faixo, Stéphanie Bertrand, Maria Charpentier, Jennifer Lepetit, Véronique Lucas, les passants et les pêcheurs

merci à Catherine Tambrun et Nathanaël Frérot, les amants invisibles


texte  

Olivia Rosenthal


scénario et réalisation  

Laurent Larivière


image       

Claudine Natkin


son       

Gautier Isern


musique originale       

Alkis Argyriadis et Franck Chapelat


graphisme génériques et carte

Pierre-Emmanuel Lyet


décoration      

Sébastien Gondek


montage      

Albertine Lastera


montage son      

Benoît Gargonne


mixage      

Nicolas d’Halluin


étalonnage      

Yov Moor


direction de production      

Laziz Belkaï


régisseur général      

JEJ


1er assistante réalisateur

Victoire Gounod


2ème assistante réalisateur

Pauline Gallezot


1er assistant caméra

Loïc Bovon


2è assistant caméra

Alexandre Berry


scripte

Marion Pastor


habillage - maquillage - coiffure

Delphine Birarelli


chef électricien

Kevin Dresse


électricien

Thomas Delrieu


assistant électricien

Julien Petre


chef machiniste

Bertrand Salliou


machiniste

Régis Rome


enregistrement voix off

Zaki Allal


assistante décoration

Amélie Pichereau Quentin


accessoiriste

Maria Charpentier


assistant son

Julien Bednarczyk


régisseur adjoint

Julien Richard


assistante de production

Tania Boisset


stagiaire décoration et graff "Jenny"

Matthieu Durand


stagiaire maquillage et costumes

Sarah Donia


stagiaires régie

Adeline Avenel, Benjamin Roquet, Thibault Villette


MUSIQUE ORIGINALE

composée et interprétée par Alkis Argyriadis

et Franck Chapelat


Pierre Le Bourgeois, Violoncelle

Manu Bachet, mixage musique


DEVELOPPEMENT


direction de production

Catherine Grel


1er assistant réalisateur

Judicaël Noïa


repérages

Anne Gilles


MOYENS TECHNIQUES


caméra                                       Planning caméra

objectifs                                     Bogard

son                                               Tapages

lumières / machinerie            TSF

groupe électrogène                The Power Shop

post-production

Alchimix / Wallpaper productions

mixage                                        Mactari

assurance                                   Continental Media

avec la participation de France Télévisions,


le soutien à la production de court-métrage de la région Basse-Normandie,


l’aide de la Mairie de Cherbourg,


et la collaboration de la Maison de l’image Basse-Normandie


et de la Scène nationale de Cherbourg-Octeville-Le Trident.

Senso films

Maryline Charrier - Réjane Michel

28, rue du Sentier - 75002 Paris

Tél. : 01 53 80 07 80

l. : cliquer

Un récit construit par allers-retours

Le scénario se construit par couches, par allers-retours réguliers entre divers espaces, qui communiquent intimement les uns avec les autres.


Le premier espace : la chambre d'Olivia

Olivia est dans son lit. À côté d’elle, son « unique amour », celui qu’elle évoque à plusieurs reprises dans son texte. Il a l’apparence tantôt d’un homme tantôt d’une femme et n’a pas toujours le même âge. Malgré la diversité des partenaires auxquels l’expression « unique amour » s’applique, Olivia porte sur chacun d’entre eux des regards amoureux. Il n’y a pas d'ironie dans la désignation, le temps de l’amour étant le temps du présent. Il s’agit de ce point de vue de montrer à l’image que le sentiment amoureux peut perdurer et se prolonger d’un objet à l’autre.


Le deuxième espace : la télévision

Dans sa chambre, Olivia regarde la télévision avec qui elle entretient un rapport familier puisqu'elle s'adresse à elle, un peu comme à elle-même. La télévision diffuse Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy. Mais sur l'écran, c'est Olivia qui joue le rôle de Catherine Deneuve et Laurent, un de ces amoureux, celui de Nino Castelnuovo. Les scènes jouées par Olivia et Laurent reprennent les dialogues des Parapluies de Cherbourg, mais au lieu de les chanter, ils les parlent. En décontextualisant les chansons du film de Demy, nous souhaitons les faire entendre à nouveau, mais autrement et ailleurs. De plus, les costumes et les décors dans lesquels Olivia et Laurent jouent sont contemporains. Ce parti pris vise à montrer concrètement ce qu'est l'identification à un personnage et dit aussi la distance qui nous sépare inévitablement des films que l'on aime.


Le troisième espace : les pleureurs

Ils sont de deux sortes :

•ceux qui pleurent parce qu’ils savent que l’amour ne dure pas toujours ; ils reprennent d’ailleurs à leur compte des phrases d’Olivia. On notera que la femme sur le banc, le jeune homme, l’homme de 60 ans, la famille attablée, comme Olivia, pleurent aussi « à la place de Catherine Deneuve alias Geneviève ». En effet, celle-ci, dans Les Parapluies de Cherbourg, ne pleure pas au moment décisif de ses retrouvailles avec son "seul et unique amour". Olivia et les pleureurs comblent ce manque.

•et ceux qui pleurent parce que décidément, les séparations, les morts, les maladies et les guerres nous donnent toutes raisons de pleurer sans discontinuer. Ces pleureurs-là sont des travailleurs : un garagiste, un diamantaire, une commerçante, une prostituée. Des « figures » qui traversent le cinéma de Jacques Demy et que nous invitons à notre tour.

La présence d’Olivia auprès de certains pleureurs, le fait qu’elle s’adresse à eux comme si elle comprenait la raison de leur larmes, renforce l'universalité de cette expérience singulière de pleurer.


Le quatrième espace : la ville de Cherbourg

Il y a deux façons d'aborder la ville :

•Premièrement, par la mise en scène, dans des décors contemporains, d'extraits des Parapluies de Cherbourg. Ces images sont celles diffusées par la télévision que regarde Olivia. Les lieux évoqueront les décors du film de Demy mais ne seront pas reconstitués. Notre volonté est d'appréhender la ville dans sa réalité présente, de repenser concrètement le lien entre les lieux et leur image cinématographique.

•Deuxièmement, par l'évocation des lieux dans lesquels Jacques Demy a filmé Les Parapluies de Cherbourg : la jetée du port, les rues commerçantes… On remarquera que ces lieux sont, dans un premier temps, filmés sans personne à l’image. Il s'agit par exemple de réveiller, par un lent travelling latéral sur les bords du quai, le souvenir de Geneviève et Guy : une forme d'incantation par le mouvement. Dans un second temps, Olivia entre dans l'image et parcourt ces mêmes lieux : le temps de l'évocation et le temps d'Olivia se rejoignent. Ce sont les mêmes plans, les mêmes mouvements dans lesquels, à présent, Olivia évolue. Elle a compris les raisons de ses larmes, elle devient active et prend en charge sa propre histoire. Elle ne joue plus Catherine Deneuve, elle est Olivia Rosenthal.


L’enchevêtrement des espaces et des voix

Les Larmes s'est construit par l’enchevêtrement des espaces et des voix. Olivia dit une partie de son texte en voix off sur des images qui parfois confirment son propos parfois le déplacent et l’infirment. La multiplicité des personnages filmés à l’écran, pour l’essentiel muets, renvoie à la multiplicité des histoires que chacun vit et que chacun se raconte en regardant un film.

Le choix de mettre en scène des extraits du film de Jacques Demy traduit visuellement l’identification d’Olivia à Catherine Deneuve, mesure la distance qui les sépare, mais nous permet également de nous confronter en tant qu'interprète et réalisateur à cette matière cinématographique. Il s’agit là de nous approprier les dialogues et la mise en scène des Parapluies de Cherbourg comme Olivia s'approprie les sentiments des personnages du film. Les séquences sont morcelées, découpées, agencées, dans un ordre qui n’est pas chronologique mais répond à l’avancée de la pensée d’Olivia. Notre volonté est de mettre en image le fait que notre mémoire reconstitue nos souvenirs et en les reconstituant, les invente. Une manière de dire comment le cinéma vit en chacun de nous.


Olivia Rosenthal et Laurent Larivière

Note d’intention


Une enquête

Olivia cherche à savoir pour quelles raisons Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy la fait à ce point pleurer. Afin de rationaliser le jaillissement incontrôlable de ses larmes, elle se lance dans une étude des quelques phrases que Catherine Deneuve prononce à la fin du film. Cette étude la conduira à la fois à l’analyse géographique des places respectives de la Bourgogne et de l’Anjou sur une carte de France et à une introspection autobiographique.


Pleurer est une expérience universelle

Ce qui provoque les larmes est parfois mystérieux pour le spectateur de ces débordements, s’il n’en connaît pas les raisons. Notre film, à travers le prisme de notre amour pour Les parapluies de Cherbourg, explore cette expérience universelle, singulière et énigmatique. Il s’agit par le biais de cette circulation de la parole entre des personnages qui appartiennent à des espaces différents de montrer comment un sentiment peut, en passant de l’écran au spectateur, se communiquer et se répandre.


Sur le cinéma

Les Larmes raconte la genèse d’une émotion, comment elle naît avec le cinéma. Et comment cette émotion nous conduit à reconsidérer les événements que l'on vit. Le film parle du rapport que nous entretenons avec nos propres sentiments : peut-on aimer plusieurs personnes avec la même intensité ? peut-on oublier ceux qu'on a aimés ? peut-on vivre heureux sans la personne qu'on aime ?

Il parle aussi de la relation que chacun établit avec le cinéma : comment les films sont-ils liés à nos vies ? Sur qui pleure-t-on lorsqu’on pleure au cinéma ? Comment chaque spectateur s’approprie, transforme et crée, le film vu ? 

Les Larmes tente d’explorer ce lien fait de projection et d’identification que nous entretenons avec des personnages qui incarnent, comme par magie, nos questionnements intérieurs.

Fiche technique

Support de tournage /

Vidéo numérique HD (Red One)

Support disponible à ce jour /

DCP (Digital Cinéma Project) ; HD-CAM ; DV-CAM ; BETA NUM ; BETA SP

Format / 1/33

Couleur

Durée / 26 minutes

Numéro de visa / 125 974

Senso Films et Laurent Larivière remercient particulièrement


Christophe Taudière,


Rosalie Varda, Mathieu Demy, Michel Legrand,


Mona Guichard, Isabelle Charpentier,

Françoise Simon - Le Trident - Scène nationale de Cherbourg-Octeville


Yann Calvet - IMC normandie – Institut des Métiers du Cinéma


Isabelle et Jean-Jacques Charpentier


merci aussi à


Flavie Rabay et Lydia Thieulent -

Mairie de Cherbourg-Octeville

Catherine Leloup - Mairie d'Equeurdreville

Clémence Kosher - La Shema

Johanne Prat - Maison de l’image Basse-Normandie


Florent Vaslet - Station service du Pont, Martinvaast

Monsieur et Madame Gérard Morlet, Gilles Morlet - Bijouterie Morlet, Cherbourg-Octeville

Monsieur Guiguet et Monsieur Palmier - Aco Sécurité, réseau Sécuritest, Equeurdreville

Odile et Bernard Baudet - Bar - 41, rue Hippolyte de Tocqueville, Cherbourg-Octeville

Emeline Charil, Max Touzet - Zéphir Bus

Valérie Lechevalier - Ports Normands Associés

Monsieur Paulhan - Centre d’Entretien des Routes Départementales

Jean-Manuel Costa - IMC normandie – Institut des Métiers du Cinéma


Monsieur et Madame Bosvy, Charles Gareau

Sandrine Nivelle, Ingrid Godefroy, Claire Lebreton

Monsieur Dinar et son équipe - Restaurant - 89, avenue Carnot, Cherbourg-Octeville

Monsieur Rouault - Restaurant Le Pantagruel

Café Chez Marco, Restaurant Le Faitout

Hague Pneus


Hervé Genries, Florent Leturmy - City Lights Entertainment

Jean-Guy Véran – Mactari



merci aux participants de l’atelier autour des Larmes

organisé par Le Trident - Scène Nationale de Cherbourg-Octeville :

Line Praud, Aurélie Dujarrier, Chantal Servant,

Anne Chaplet, Christine Hasne,

Véronique Lucas, Annie Delaroux, Zoé Malbec,

Adèle Lecuru, Sabrina Oltmanns,

Alain Benoist, Patrice Guillerm, Corentin Le Cras,

à l’équipe technique du théâtre, Angelo Piccininno, Guillaume Peset et à Franck Lawrence, Pauline Ely, Jeanne-Marie Poulain, Anthony Pelisson pour leur collaboration


merci aux coproducteurs de la performance Les Larmes Chantier

créée au Théâtre de la Colline en octobre 2008 dans le cadre d’Actoral – festival international des arts et des écritures contemporaines :

Hubert Colas (Montévidéo - Actoral),

Marie-Pia Bureau (Le grand R - Scéne nationale de la Roche-sur-Yon),

Yannick Reix (Festival de cinéma - En route vers le monde)


et merci à


Jean-Christophe Reymond,

Johann Sorin, Arnold Pasquier, Valentine Roulet, Olivier Duval,

Amaury Ovise, Sophie Demczuk, Patrice Bouvier, Eléonore Faure, Olivier Dufaut,

Franck Jamin, Lionel Joubin, Vincent Rafis,

Denis Lachaud, Lucie Muratet,

Jocelyne Desverchère, Sylvie Ballyot,

Virginie Bonneau, Fabienne Aguado

Partenariat avec la Scéne nationale de Cherbourg-Octeville - le Trident : Ateliers, tournage et performance.http://www.trident-scenenationale.com/spectacle/Assemblees/Les_larmes/198

Olivia Rosenthal et Laurent Larivière

Maxime Retier

Aurélie Dujarrier

Raphaëlle Jourdren

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Making of Les Larmes
Réalisation, production - Patrice GuillermExtraits_des_films/Pages/making_of_Larmes.html

Festivals

Diffusion le 12 septembre 2010 sur France 2.

Sélectionné au Festival Hors Pistes 2011 au Centre

Pompidou, au FID - Festival International du

Documentaire de Marseille, au Festival Côté Court

à Pantin, au Festival Off-Courts de Trouville, au

Festival du court-métrage de Nice, au Festival

du film de Vendôme, à Flahertiana Xe Festival

International du Documentaire de Perm en Russie,

au Festival du Film Francophone de Timisoara, au

Festival de Milan.

Diffusé au Festival littéraire Les Correspondances

de Manosque, au Magic cinéma de Bobigny

(ouverture de saison culturelle), en avant

programme des Parapluies de Cherbourg de

Jacques Demy à l’occasion de l’hommage rendu au

cinéaste à Nantes d’octobre 2010 à février 2011, à

l’Espace 1789 à St-Ouen et au Mk2 Quai de Loire à

Paris lors de soirées autour d’Olivia Rosenthal, au

cinéma Marcel Pagnol à Malakoff, à la Fête du Livre

de Bron, à l’Escale du Livre de Bordeaux.


Diffusion

France 2 - Histoires courtes - 12 septembre 2010 et

6 mai 2012

en ligne sur Viméo

en intégralité :  https://vimeo.com/39041100

Diffusion du film sur France 2 le dimanche 6 mai à 0h15

dans l’émission Histoires courtes

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